Un petit coucou en passant…

Et pour vous rassurer : NON, NOUS NE SOMMES PAS MORTS.
Et on n’a qu’une envie c’est de repartir en vacances… Franchement, ça nous démange.

Mais il va nous falloir attendre quelques jours/semaines/mois, le temps d’apprendre à vivre avec notre (premier) bébé qui a vu le jour il y a quelques heures (ceci expliquant pourquoi notre dernier voyage remonte à quasiment un an, vu notre passif, il fallait rester sage sur toute la durée de la grossesse).

Tout le monde va bien, (même si fatigué), bébé est super mignon (#objectivitéquandtunoustiens), et promis, on reviendra un jour, très vite on espère, pour vous décrire de nouveaux voyages (à 2 ou peut-être à 3 qui sait…)

A très vite !

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J6 : Monreale et sa cathédrale, et le bilan du voyage.

Voyage du jour…

Cette dernière journée commence par un petit coup de flip : « Ah au fait, le tour d’Italie en Cyclisme passe par Cefalu, d’ici 30 minutes la plupart des routes seront bloquées jusqu’à 13h ! »

Autant vous dire qu’on a pas traîné à faire nos valises et à quitter la Guest House…
Adieu Cefalu, son rocher, sa petite crique et son Duomo.
La grande question du jour était : que faire jusqu’à l’heure du retour imposée par le véhicule à 17h, l’embarquement ayant lieu vers 19h ?
N’ayant pas vu une des destinations phares de l’île, nous décidons de nous diriger vers la ville de Monreale, non loin de Palerme, cette destination nous rapprochant fortement de l’aéroport (<30 minutes).

La cathédrale, et ses boutiques de souvenirs…

La seule chose que mentionnait le guide sur cette ville était sa cathédrale, et le fait qu’il était compliqué pour les voitures de s’y rendre (et de s’y garer).
On a rapidement compris pourquoi…
Certes, il y a des parkings (payant : compter 2€/heure) mais l’accès y est des plus vertigineux dans des petites routes qui permettent à peine de laisser passer 2 voitures… Et si nous étions arrivés 2 minutes plus tard, il n’y aurait plus eu de place…
La voiture étant garée, nous nous dirigeons vers la fameuse Cathédrale, relativement mal indiquée, mais que nous finissons par trouver. Au moins, elle est belle.

Vue

Nous nous promenons dans les environs, regrettant l’excès de touristes (venus en car) et les vendeurs de souvenirs installés au pied de la cathédrale, histoire d’être sûrs de pourrir les photos souvenirs. Après avoir profité de la vue environnante, nous entrons dans le monument, un peu par hasard (nous pensions que comme souvent l’entrée était payante). Grand bien nous pris car pour le coup, c’est sans doute l’une des plus belles que nous avons vu durant ce séjour.

Son Christ est célèbre

Achevée en 1176, elle est célèbre pour ses mosaïques byzantines qui relatent toutes des passages de la bible.

L’histoire de Noé…

Après en avoir fait le tour, nous décidons de rapidement quitter la ville (et son parking), imaginant avec peine à quoi cela peut ressembler durant la pleine saison.
La prochaine étape sera une petite station « balnéaire » (dont nous n’avons pas vu les plages) : Isola Del Femmine : littéralement « l’île des femmes », en référence à l’île devant laquelle se situe la ville, qui possédait par le passé (dit-on) une prison pour femmes.

Dernières spécialités à base de fruits de mer…

A 13h, tous les restaurants (les pizzerias tout du moins) étaient fermées (sûrement la basse saison ?) , mais par miracle nous avons trouvé un bon endroit pour nous restaurer, juste en face du port, afin de profiter une dernière fois de la vue de la mer.

Dernier paysage…

Vue du port…

Après une petite balade jusqu’au bout de la jetée, direction maintenant l’aéroport, pour redonner la voiture, puis destination Paris.
Ainsi prend fin notre voyage en Sicile.
 

DEBRIEF DU SEJOUR
La partie Ouest de la Sicile regorge de temples, et brille par sa diversité culturelle, l’île ayant été des années durant envahie par toutes les civilisations possibles du moment. Nous reviendrons sûrement une prochaine fois pour y découvrir la partie Est, plus orientée « nature », ainsi qu’une de ses îles.
La capitale regorge de monuments, mais nous avons été content d’en partir le plus vite possible. Circuler à Palerme (et surtout s’y garer) est un vrai cauchemar, et à ce titre, nous n’avons au final pas été si déçu que ça d’avoir une toute petite voiture, et ce le jour durant lequel nous quittions la ville…
La période (hors saison) était idéale, tant au niveau de l’afflux de touristes, qu’au niveau température. Il serait compliqué de s’imaginer refaire ce road-trip en plein été.
 

Voiture/Stations essence/Routes
– Contrairement à l’Islande, on y trouve assez facilement des stations service. On peut s’y faire servir (moyennant un léger supplément) ou se servir. Certaines stations sont en libre service, et ne fonctionnent qu’avec des billets, à savoir vous insérez dans la machine un billet de 5, 10 ou 20 et ensuite vous allez vous servir jusqu’à ce que ce montant soit atteint. Que se passe-t-il si vous le dépassez ? Nous ne l’avons pas testé…
– Rouler à Palerme diffère de rouler en Sicile en général. Une fois sortie de la grosse ville, le stress (de la conduite à la Parisienne et au klaxon) redescend.
– Les bandes blanches continues par terre sont clairement décoratives…
– Il est compliqué de savoir à quelle vitesse rouler… 50, 70 ou 90, ça dépend… ça change trop souvent… Niveau qualité de route (dans les grandes axes) rien à redire. De ce côté de l’île nous avons essentiellement roulé sur des nationales ou des départementales (des 2 voies pour la plupart).
– Rouler dans les villes, c’est un autre sujet… Si vous le pouvez, préférez la petite voiture, qui se faufile plus facilement entre un scooter garé à l’arrache et une voiture en double file…
– Le prix de l’essence était relativement similaire au prix Français, soit aux alentours de 1,5€.
– Attention aux visites des petites villes si vous laissez votre GPS vous trouver un itinéraire plus rapide…

Petite rue de Palerme…

 

Hôtel/Guest-houses
– Nous avons trouvé l’accueil dans les guest-houses bien plus sympathique que dans le seul hôtel que nous avons fait à Trapani.
– La Wifi est monnaie courante là bas, hôtel, bar, restaurant, il suffit de demander (à noter que le roaming devrait prendre fin le 15/05, donc qu’il sera possible de profiter de son forfait Data en France, pour continuer à avoir la 4g en permanence avec vous… Si vous pensiez que voyager pouvait vous faire « déconnecter », dommage…)
– Attention si vous avez un véhicule, peu de guest-houses possèdent des parkings pour s’y garer.
– Toutes les chambres possédaient la climatisation (que nous n’avons pas eu l’occasion d’utiliser).
 

Manger et boire en Sicile
– Les plats principaux sont des arrangements autour des pâtes et des risottos, à base de fruits de mer et de poissons. A noter que de plus en plus de restaurants proposent des plats sans gluten sur demande. 
– Le dessert local est le Cannoli. Et c’est une tuerie.
– Un des parfums qui revient dans beaucoup de plats, est la pistache…

Restaurant « le chat noir », à faire impérativement à Cefalu

– Niveau prix, on s’attendait à pire, mais au final les prix sont tout à fait acceptables (surtout si l’on a les bonnes adresses) : compter jusqu’à 40/50€ en moyenne pour 2 plats, une bouteille d’eau, parfois un pichet de vin et 2 desserts.
– La Sicile compte une multitude de cépages, n’hésitez pas à demander un pichet de vin local, vous ne serez jamais déçu…
– Il y a de multiples spécialités culinaires, et il vous sera possible de les déguster dans un snack à emporter ou dans un restaurant. Clairement, nous n’avons pas été déçu du voyage à ce niveau là.
 

Et les Siciliens ? 
– D’une manière générale, les Siciliens ont tous été relativement gentils, ou aimables. Cependant, pour un pays dont une des économies repose sur le tourisme, nous avons été étonné de voir à quel point trop souvent ni le Français ni même l’Anglais n’était maîtrisé ou même simplement parlé… Et pas pour le passant hein, non pour les restaurateurs, ou autres vendeurs de souvenirs…

Marché de Palerme

Notez cependant que vous aurez moins de mal à vous faire comprendre en Français qu’en Anglais, inversement il ne nous a jamais été très compliqué de comprendre ce qu’on nous demandait.
– Siciliens comme Italiens, les locaux parlent fort. Et avec les mains. Et vite. Sans être dans le cliché, on a quand même un peu l’impression qu’ils s’engueulent en permanence… Alors qu’en fait non, c’est juste leur manière de parler.
– Niveau sécurité, à part quelques petites arnaques par ci par là (essentiellement autour des zones de stationnement parce qu’on avait des bonnes têtes de touristes…), nous nous sommes plutôt senti en sécurité d’une manière générale.
 

Adresses des hôtels et Guest House
Voici les adresses des lieux dans lesquels nous avons dormi durant ce séjour (à noter qu’on chipote vraiment sur certains points négatifs…) :

 

A Palerme : Ariston Hotel & BB, Via Mariano Stabile, 139, 90139 Palermo, Italie
Les + : Un accueil en Français avec un brief sur la ville et un plan, un frigo garni de boissons (inclus dans le prix), Idéalement situé
Les – : Il faut savoir que l’hôtel est situé dans un immeuble, et ne comporte qu’un étage, attention : ascenceur d’un autre siècle… Wifi un peu capricieuse dans la chambre du fond du couloir.
 

A Trapani : Hôtel Albergo Maccotta, Via Argentieri, 4, 91100 Trapani TP, Italie
Les + : Idéalement situé, parking (payant) à proximité
Les – : Plus impersonnel qu’un B&B… La proximité d’une rue très bruyante (un vendredi soir…)
 

A Agregente LerUX Bed & Breakfast, Vicolo Cannameli, 5, 92100 Agrigento AG, Italie
Les + : Sans conteste la vue lors du petit déjeuner est imprenable, sa localisation au cœur du centre historique. La décoration de la chambre est magnifique. Très sympathique accueil de la gérante. Excellent petit déjeuner avec spécialités locales.
Les – : Etant arrivé un samedi, il faut savoir que la rue principale est piétonne ce jour-là, et le parking payant à l’entrée de la ville est pris d’assaut, peu de pression dans les douches et pas d’eau froide (nous aurions pu appeler la gérante pour régler le problème mais vu l’heure nous ne l’avons pas fait…).
 
A Cefalu : B&B Villa Di Giorgi, Via del Giubileo Magno, 90015 Cefalù PA, Italie (Attention, l’emplacement indiqué par Google Maps n’était pas le bon…)
Les + : La vue (et la piscine) imprenable sur la baie, possibilité d’y garer la voiture (si vous arrivez à grimper la côte qui va jusqu’à chez eux), accueil par un gérant parlant très bien le Français et qui vous indiquera les bons plans du coin avec un plan, la chambre entièrement équipée d’une cuisine, d’un frigo, d’une bonne superficie d’au moins 30 m², très bon rapport qualité prix par rapport aux autres offres.
Les – : Notre chambre (en contrebas de la piscine) était très mal insonorisée, et nous entendions (pour donner une idée) le bruit de la brosse à dent électrique des voisins (entre autre…) (nous ne savons pas comment sont les autres chambres), la vue a un prix : nous sommes certes à 10 minutes du centre, mais ça grimpe vraiment pour y accéder.
Merci de nous avoir suivi, et à très bientôt pour un autre voyage !

Ciao Sicilia…

J5 : La Rocca de Cefalu, le centre ville et la plage

Dernière expédition (piétonne) du séjour, la visite du Rocca (le rocher) qui nous narguait depuis notre arrivée à notre guest house.

Toute à l’heure, nous te gravirons petit rocher..

Après un petit déjeuner copieux (durant lequel nous avons refait le monde avec un couple d’allemands à la retraite, parlant bien trop bien le Français et l’anglais) nous voilà en route pour cette balade (grimpette serait le mot juste) du rocher surplombant Cefalu : La Rocca.

L’entrée du site est de 4€ par personne.

Le guide du routard et certains blogs annoncent une balade « facile », mais « des bonnes chaussures ».

Le paysage se découvre au fur et à mesure à travers la végétation…

Je rajouterai : et une bonne condition physique, parce qu’il faut se les envoyer les 270 mètres de dénivelés… Petit chemin sinueux, rochers qui glissent, dire qu’on en a vu monter en ballerines, en tongues ou en bottines à talons… Au secours.

Voilà à quoi ressemble le chemin..

La vue sur le chemin et en haut y est cependant stupéfiante.

On voit Palerme au loin…

Par le passé, une forteresse (ok un petit fortin ? ) aujourd’hui totalement en ruine y était installée , car le point de vue était idéal pour surveiller Palerme d’un côté, et le « capo d’Orlando » de l’autre.

Le capo d’orlando côté Est…

Plan (de dessus) de ce qu’il reste du fortin

Sur le chemin, je m’imaginais la main d’oeuvre qui devait acheminer les pierres : ils devaient bien galérer les pauvres… Voilà, c’était ma réflexion du moment.

Il reste peu de choses de ce fortin, quelques fortifications, et quelques pièces… Mais nous n’en apprendrons guère plus…

Vue imprenable arrivée tout en haut.

La descente est moins compliquée que la montée, mais attention aux glissades…

Cette petite balade (2km a/r) nous a ouvert l’appétit, et c’est devant le Duomo (l’église aperçue hier soir) que nous déjeunerons. L’intérieur de cette église est malheureusement en réfection du coup nous n’avons pu en profiter, nous nous sommes donc rabattu sur une glace Italienne (ce qu’on aurait également fait si l’intérieur n’avait pas été en réfection…)

L’église du Duomo, un point touristique phare de la ville

Nous continuons à marcher un peu au hasard, et arrivons sur l’extrémité la plus à l’Est de la plage, une petite crique qui a beaucoup de charme.

Cette porte ouvre sur la crique…

Petite crique ou le soleil tape…

De l’autre côté de la jetée, des blocs de pierre carrés y sont posés pour casser les vagues, dont certaines s’y fracassent avec violence !

Vagues

Crique vue de la jetée

Nous reprenons une rue piétonne (même si certains véhicules y circulent de temps en temps…) pour retourner jusqu’à la plage que nous longeons en direction cette fois-ci du côté Ouest.

J’adore cette photo niveau cliché !

La température de l’air est parfaite (22/23°C avec un petit vent bien rafraîchissant), mais l’eau est toujours aussi gelée, nous ne tremperons guère plus que nos pieds…

Plage côté Ouest

Après une brève sieste, et quelques achats nous remontons à la Guest House, pour nous préparer à notre dernier dîner (l’occasion de déguster notre premier cannoli du séjour, un dessert qu’on a bien fait de ne pas découvrir plus tôt sans quoi on en aurait certainement abusé…) et à notre dernière journée demain, qui sera surtout de la route jusqu’à l’aéroport de Palerme.

Le cannoli est un rouleau de pâte aromatisé au marsala et au cacao fris dans un bain de friture pour le rendre croustillant. Il est garni d’une crème de ricotta sucrée parfumé à la vanille et on y ajoute des pépites de chocolat. Il est généralement décoré avec une écorce d’orange, de citron, de pistache ou encore du chocolat.

J4 : la vallée des temples et cefalu

Parcours du jour

Après un petit déjeuner face à un panorama incroyable, nous nous dirigeons rapidement en voiture vers la première étape de la journée, qu’on pouvait déjà apercevoir du haut de notre terrasse : la vallée des temples.

Au loin… La vallée des temples… Sauras tu l’identifier ? A gauche du cocher… En zoomant… On voit un gros temple…

Chose totalement imprévue mais qui n’est pas pour nous déplaire, l’entrée du site est gratuite le premier dimanche du mois ! Nous devons cependant payer 2€ (5 étant le montant maximum) pour le parking (légal cette fois-ci). Je précise qu’il y a peu de places dans ce parking, lorsque nous avons quitté le site aux alentours de 12h30, des gens tournaient sans trouver de places, attention à arriver suffisamment tôt si vous venez en voiture.

La vallée des temples se compose de plusieurs temples, dont le plus beau est sans aucun doute le temple de la concorde.

Il y a 2 entrées possibles, nous avons commencé par l’entrée la plus à l’est, par le temple d’Héra datant de 450 avant JC.

Temple d’Hera

Nous continuons notre visite ensuite via une longue allée pavée avec des oliviers sur la droite, au loin Agregente qui surplombe la vallée, et sur la gauche la mer méditerranée ainsi que d’autres vestiges (les remparts de l’ancienne ville et des tombeaux paléochrétiens).

Agregente, au loin…

Le chef d’œuvre de la vallée apparaît au fur et à mesure au loin, l’immense temple de la concorde.

Le temple de la concorde…

Datant de 450 à 400 avant JC, il a comme le Parthénon à Athènes, la chance d’avoir traversé le temps, les incendies, les guerres et les tremblements de terre sans jamais s’écrouler.

De face…

 

Avec une statue (contemporaine, elle)

 

De côté..

Nous découvrons un peu plus loin les ruines du temple d’Heracles (ou Hercule), le plus vieux du site. (500 avant JC), 8 colonnes ont été relevées en 1924, il y en avait 240 à la base.

Heracles

Un peu plus loin après avoir traversé la route (via une petite passerelle) apparaît le temple de Zeus, le plus grand du site, mais qui n’a jamais été terminé.

Enfin, au fond de la vallée nous découvrons les derniers vestiges du site, le temple des Dioscures. Pour la petite anecdote, les colonnes ont mal été remontées, et ne respectent pas le plan initial du temple… #failed.

#failed

Une fois à l’opposé de l’entrée, il faut maintenant rentrer, sous le soleil de midi… Et le petite pente dont nous avions profité à l’aller, nous a bien fait transpirer à grosses gouttes au retour !

Compter 3 à 4 kilomètres (a/r) de marche d’une extrémité à l’autre de la vallée.

La seconde et dernière étape du jour est Cefalu, à l’opposé de l’île au Nord.

Nous ferons une pause (pas forcément des plus gastronomiques) à mi-chemin (aussi car nous n’avons pas traversé beaucoup de villes, le centre de l’île étant quasi désert…) dans le mac Donald de la ville de Caltanissetta. Rien d’incroyable juste quelques remarques qui nous ont fait sourire :

  • il est possible de demander certains burgers avec du pain sans gluten,
  • pas de potatoes (typiquement français) mais des frites avec du cheddar fondu dessus…
  • il est possible au moment de vider son plateau de trier ses déchets (ce qui n’est pas le cas en France à ma connaissance).

Voilà, c’était le point « junkfood en Sicile ».

Nous reprenons notre route (non sans galérer car le chemin n’est qu’une suite de déviations et notre google maps galère à nous remettre dans la bonne direction…).

Après notre premier et dernier péage, nous voyons Cefalu se dessiner au loin, tout en cherchant notre Guest House du jour, qui est d’après les témoignages qu’on a pu lire sur le site Internet, dans un endroit très pentu… On comprend mieux sur place le commentaire : « si vous avez un petit véhicule, coupez la clim si vous voulez arriver en haut »… Mais au moins, la vue est imprenable.

Vue de la Guest House

Nous passerons une bonne partie de l’après midi à nous reposer un peu sous le soleil, les pieds dans l’eau de la piscine, face à ce décor magnifique qui se dessine devant nous.

En début de soirée nous descendrons dans le centre ville de Cefalu, découvrant par la même occasion la plage, puis le centre ville.

 

L’ambiance sur le remblai nous laisse à croire que Cefalu est un peu l’équivalent de St Tropez mais en Sicile…

Cefalu beach

Cefalu bay ?

Ou Cefalu tropez…

Nous nous enfonçons un peu plus dans la ville, qui est animée à cette heure-ci, où il fait encore bon après avoir dîné.

La cathédrale, que nous verrons sûrement demain

L’ambiance est bon enfant, très méditerranéenne.

Nous rentrons (en galérant vu la pente) afin de voir les premières images de notre nouveau président , étant content que le pire ait été évité…

Au programme de demain ?

On verra…

J3 : Mazara del Vallo, Selinunte, Scala dei Turchi et Agregente

Encore beaucoup de route aujourd’hui…

Première étape du jour, Mazara del Vallo .

N’ayant malheureusement pas un emploi du temps extensible, nous avons préféré remplacer Marsala (célèbre pour son vin) par Mazara del Vallo, petit village balnéaire avec beaucoup de charme.

Il fait beau, mais aujourd’hui en tout cas c’est très venteux

En arrivant au port où un parking gratuit devait se trouver dixit le guide du routard, nous nous garons, jusqu’à ce qu’un local vienne nous voir, et s’exprime en Italien (sans parler un mot de Français ou d’Anglais), nous réclamant 2€ pour qu’il « surveille » notre voiture. Mais bon c’est 2€ ou rien… Nous discutons la miss et moi, avant de décider d’aller nous garer ailleurs, estimant ce racket comme étant abusé (surtout car nous avons nos valises dans la voiture… Et que bon on ne sait jamais).

Par chance, 100 mètres plus loin en bord de plage, il y a plein de places de disponibles, toutes aussi gratuites, et surtout sans personne pour venir nous racketer. Nous avons essayé (avec succès) d’oublier bien vite cet agaçant premier épisode de la journée.

Nous commençons la rapide visite de ce petit village (1h max) par la cathédrale, et la place (de la republica) du village, écrasée par le soleil, où nous y prendrons un petit café bien mérité.

Place ensoleillée

 

Petites ruelles

Puis nous irons faire quelques pas dans les petites ruelles jusqu’au quartier dit de la « Casbah », (ancienne porte d’entrée des migrants d’Afrique du Nord) avant de revenir sur la petite place et de repartir en direction de l’étape suivante : Selinunte.

 

Le parc Archéologique de Selinunte : 6€ par personne

Pas de problème de parking à payer cette fois-ci ouf !

Le site se compose en 2 parties, une première accessible à pied juste après le guichet : la colline orientale (se composant de ruines de 3 temples)

Temple d’Héra vue 1

Le plus beau est sans aucun doute celui d’Héra, aussi car c’est le seul encore debout… Mais le temps (ni les tremblements de terre) n’a pas choisi de le laisser debout : ses 38 colonnes ont été relevées en 1958 (je ne peux m’empêcher de m’imaginer un club d’archéologues du coin, fan de puzzles et super actifs… parce qu’à l’époque sans ordinateur, ça a du être un beau bazar à remettre sur pied…).

Temple d’Héra vue 2

A côté se trouve les restes du temple d’Athéna, et celui de Zeus (un champs de pierre rien de plus), qui était l’un de plus grands à l’époque de l’antiquité.

Afin d’avoir une meilleure notion de la taille des temples, à gauche celui d’Héra, à droite celui de Zeus

 

Enfin ce qu’il reste du temple de Zeus…

La seconde partie du site est accessible en voiture (ou si vous montez dans une voiturette moyennant supplément bien sûr) et est appelée : l’acropole.

Beaucoup de ruines à vrai dire.

Acropole

Le temple principal est visible grâce à ses 14 colonnes (temple C) relevées en 1925. Peu d’intérêt pour les novices, si ce n’est d’accéder à la plage un peu en contrebas (que nous n’avons pas fait).

Allée acropole

Contrairement à Pompéi, on ne distingue pas grand chose de ce à quoi pouvait ressembler cette cité 4 siècle avant JC, dans laquelle ont vécu pourtant jusqu’à 80 000 personnes. Est ce mieux entretenu en été ? On en doute… Mais j’ai personnellement ressenti un manque d’entretien ou de moyen certains à reconstituer de manière plus concrète les restes de cette Acropole. Les plantes donnent l’impression de reprendre le dessus, et un nouveau peuple s’y est installé : les lézards ! Nous avons même aperçu un petit serpent…

Lézard

Compter 2 à 3h restauration comprise pour en faire brièvement le tour. Une fois de plus, nous avons fait cette visite aux alentours de midi, mais c’était cette fois ci assez supportable : vive le petit vent frais de la mer ! A déconseiller l’été s’il fait trop chaud.

Après cette longue étape, nous nous remettons en ville direction la scala Dei Turchi.

Quelques mots sur la route : c’est chiant de rouler en Sicile. Pour plusieurs raisons :

  • Il y a peu d’autoroute (c’est dommage car elles sont grauites), et la plupart des routes sont des départementales ou des nationales… Limitée à 50 ou 70 ou 90… Mais genre ça change en permanence. Sur 1 kilomètre nous avons vu un panneau 70, suivi d’un 50 suivi d’un 70 pour aborder un virage dangereux… Nous avons fini par faire comme les locaux : rouler partout à 90. Comme en France, les radars mobiles sont signalés… Bon cela n’empêche pas de continuer à se faire doubler malgré les lignes continues mais bon… C’est un détail.
  • Google Maps (plus stable que Waze) n’est pas le meilleur GPS pour rouler en Sicile… Ou en tout cas, les raccourcis qu’il nous a trouvé nous ont semblé 10 fois plus longs que les trajets originaux indiqués par les panneaux…
  • Le stop ressemble plus à un « céder le passage » qu’à un stop, et encore… Il faut donc être incroyablement prudent en permanence à chaque croisement. Si la conduite à la parisienne permet une meilleure adaptation, dans les villes, ça reste stressant d’y conduire.

Et comme promis, voici notre énorme bolide.

Après une longue route, nous arrivons à la scala Dei Turchi.

Il y a un fort dénivelé entre l’endroit où nous nous garons et la plage, ce qui implique beaucoup d’escaliers à descendre… Et donc en rentrant, à remonter…

Scala vue 1

La scala Dei Turchi (ou escaliers des turcs) est en fait un affleurement de marne blanche, un mélange d’argile et de craie donnant sur la mer. Mais vous allez me dire, pourquoi ce nom ?

Scala vue 2

Ce monument naturel tient son nom de sa forme mais aussi de la légende qui dit que lors des invasions maures, les Turcs (ainsi faussement appelés) ont atteint le territoire de Sciacca, en escaladant les marches de cette falaise singulière.

Scala vue 3

La montée de ces « marches » se fait facilement, par contre, si l’on s’assoit où qu’on y pose quelque chose… il faut par la suite frotter pour retirer la poussière de craie omniprésente… Mais ça reste un monument naturel exceptionnel, où pas mal de monde (dont des locaux) était venu prendre le soleil dans des bancs naturels formés par la roche, en ce beau samedi ensoleillé.

Après un rafraîchissement bien mérité pour conclure notre remontée, nous nous dirigeons vers la dernière étape de la journée, notre B&B située à Agrigente.

Cette ville est située en hauteur, offrant un panorama incroyable. Par contre, le centre est en partie piéton le samedi, et il nous a fallu tourner pas mal de temps avant de trouver une place à l’entrée de la ville… Je le précise, car on ne le savait pas, et ça nous a surpris.

La chambre du jour est super mignonne, et devrait nous offrir demain un panorama magnifique pour le petit déjeuner en terrasse (petit point noir malgré tout, l’absence d’eau chaude ou un mode d’emploi pour en avoir introuvable…).

Ruelle d’Agrigente

Très claqué par cette journée nous ne ferons qu’un rapide tour dans la ville d’Agrigente, avant de trouver un peu par hasard le restaurant dans lequel nous dînerons : l’Opéra. Ce restaurant (offrant un menu dans toutes les langues) permet pour certaines tables (premier arrivé, premier servi) d’avoir un panorama incroyable sur la vallée, la vallée des temples et la mer au loin qu’on peut apercevoir. De plus, la cuisine est excellente, et le prix plus que raisonnable.

Vue du restaurant

Notre premier gros coup de cœur gastronomique du voyage. A tester impérativement.

Demain au programme, la vallée des temples, puis un long trajet jusqu’à Cefalu (à l’opposé au Nord) où nous passerons la nuit.

Les bons plans de la journée :

Restaurant : « Opera », Via Atenea, 92100 Agrigento AG

Pour donner une idée du prix : 1 entrée, 2 plats (les meilleurs depuis notre début de séjour en Sicile), 1 bouteille d’eau, un ½ pichet de vin, 2 desserts : 50€.

Voilà voilà…

J2 : Segeste, Erice et Trapani

ça y est, nous avons la voiture

Bon ça a été un peu plus long que prévu…

Bon, le vendeur a essayé de me refourguer l’assurance « qui couvre la franchise » et l’assurance qui « couvre la moitié de la franchise contre la casse et le vol », mais on a refusé.

Bon, je pensais qu’on aurait une voiture de taille moyenne, et j’ai pas vraiment tilté lorsqu’il m’a parlé d’une Fiat Panda (avec un coffre un peu plus grand qu’une autre Opel qui avait en stock), il a bien essayé de me vendre le modèle supérieur pour 10€ (par jour je suppose) de plus mais j’ai refusé. Ce n’est qu’une fois devant le véhicule qui nous était réservé que j’ai rapidement compris que nos 2 valises ne rentreraient jamais dans le coffre…

Mais bon, on a trouvé la climatisation sur la voiture alors c’est bien l’essentiel ! Reste à ramener cette petite voiture en un seul morceau… En discutant avec un Français qui redonnait son véhicule au guichet en même temps que nous, il nous confiait que ça allait « pour un Parisien », que les klaxons n’étaient pas pour faire des « reproches » mais plutôt pour se signaler, et qu’il n’y avait guère qu’à Palerme qu’il avait galéré à trouver une place. Du coup, on confirme la bonne idée qu’on a eu de ne prendre la voiture que le jour où nous quittons Palerme, et de la ramener à l’aéroport en fin de road trip. (promis je posterai une photo de ce bolide demain… enfin bolide, je me comprends..)

Une fois sorti de la ville, ça roule tout de suite beaucoup mieux.

Première étape du jour : Segeste, son temple et son théâtre.

Day2 112 km voiture 3km pied

Segeste : 6€/personne (2€ supplémentaires pour le bus)

Segeste est un site archéologique, situé à une trentaine de minutes de Trapani, et à une petite heure de Palerme en voiture. On peut y voir essentiellement 2 grands monuments : un temple (inachevé datant d’une civilisation inconnue aux alentours du 4ème siècle avant JC), et un théâtre, entouré de ruines, avec une vue époustouflante.

Le temple apparaît petit à petit…

 

On suppose juste qu’il n’était destiné à aucune divinité…

Il faut gravir un petit chemin pour accéder au temple. Il est impressionnant par sa taille, et l’autre chose qui peut faire sourire, c’est qu’on ne sait presque rien sur ce temple… Juste qu’il a été inachevé, et commencé aux alentours du 4ème siècle. Peu de monde à cette heure ci, et nous en faisons rapidement le tour.

Nous sommes arrivés sur le site aux alentours de midi, et la température indiquait 33°C.

Le théâtre et les ruines se situe un peu plus haut. Le petit vent frais fait du bien, mais la montée pour y accéder (1,5km sur 150m de dénivelé) semblait risquée, alors nous avons préféré prendre le bus , avec pour objectif de faire la descente à pied (grand bien nous pris).

En arrivant, je me souviens avoir dit « Mmmm tu vas voir qu’à défaut de Théâtre, on ne va voir que des ruines… »

Nous ne savions pas trop à quoi nous attendre en arrivant en haut, beaucoup de ruines jusqu’à ce que l’on aperçoive le théâtre, donnant sur un incroyable panorama, qui nous a laissé bouche bée pendant de longues minutes.

Une vue incroyable…

Il pouvait à l’époque contenir jusqu’à 400 personnes à l’époque, et l’accoustique semblait plutôt bonne.

drama quand tu nous tiens

Le théâtre (et la vue) valent vraiment le déplacement (plus que les ruines en soit). Le panorama n’était pas totalement dégagé mais reste stupéfiant. Le site en lui même est plutôt bien fait, et calme mais en pleine saison ça doit être une autre histoire…

Nous apercevons le temple au loin en redescendant… Ce qui donne une idée de sa taille

Après être redescendu et nous être restauré sur place (à un tarif très honorable vu le site touristique : 15€ pour un plat ressemblant à des lasagnes, une foccacha (tomate mozza), des arancini (spécialité locale), une bouteille d’eau et 2 cafés)  nous reprenons la route.

Nous devions initialement nous rendre en voiture jusqu’à la ville fortifiée Erice, mais finalement nous décidons d’abord d’aller déposer nos valises à la guest house, puis de prendre un funiculaire (en fait un télé cabine) qui part de Trapani pour nous y rendre.

La guest house est idéalement située à proximité du centre historique de Trapani que nous visiterons en début de soirée.

Après avoir déposé nos valises, nous nous rendons alors au lieu du funiculaire. Le guide du routard nous indiquait « parking payant », mais sans grande précision…

Il n’y a pas de tourisme sans arnaque…

En arrivant dans la rue menant au funiculaire, un groupe de jeunes nous dirige vers un parking, nous y entrons sans trop réfléchir. L’un d’entre eux se dirige vers moi (avec un joint à la main), et m’explique (dans un anglais approximatif) que le parking coûte 4/5€ pour la journée.

– 4 ou 5 € ?

– Comme vous voulez.

Nous lui donnons 4€ (il n’y a pas de petites économies), puis nous nous dirigeons à pied jusqu’au funiculaire qui se trouve un peu plus loin, avant de passer devant « le vrai parking », qui fonctionne avec une barrière automatique.

Le prix du télécabine est de 8€ par personne, et la montée dure une petite dizaine de minutes, ce qui nous laisse le temps d’admirer le panorama, la ville de Trapani qui se détache de la mer, et ce malgré une petite brume toujours omniprésente.

Souvenirs du ski, où l’on flippait de pas avoir le temps de récupérer nos skis, lorsqu’il fallait descendre du télécabine,.

Nous arrivons à Erice, qui est une ancienne ville médiévale fortifiée, perchée à 750m de haut.

Porte de la ville…

Rapidement, après avoir franchi la porte principale, nous avons l’impression d’être dans un lieu totalement intemporel.

En quelle époque sommes nous ?

Les petites rues sont toutes pavés, et le calme est omniprésent, malgré les quelques touristes perdus comme nous. Qui peut bien encore vivre dans ce petit village paisible ou peu de voitures peuvent circuler…

Nous arrivons après un petit quart d’heure de marche au château qui domine la ville. Nous avons lu que le rapport prix/visite n’en valait pas la peine alors nous ne le visiterons pas, mais la vue, elle, est à couper le souffle.

Une autre vue à couper le souffle…

 

Une partie du château apparaît un peu plus loin…

Après avoir flâné dans le petit parc collé au château, nous redescendons vers l’entrée de la ville, découvrant au hasard de notre marche tantôt une petite église, tantôt une place gorgée de soleil, le tout ponctué de boutiques touristiques et de petits restaurants.

La place du village, façon Dolce Vita…

De retour au parking, nous avons retrouvé au retour notre voiture à l’endroit où nous l’avions garé (sans casse ni vol…), et les jeunes continuaient à quémander 4 à 5€ aux touristes de passage. Nous avons du mal à croire que c’est légal et que les « carabineri » du coin n’en savent rien… Mais bon, la Sicile ayant été le pays de la mafia…

Après une petite pause bien méritée à l’hôtel, nous repartons pour dîner en ville, profitant par la même occasion pour découvrir le centre historique. Nous sommes bien loin de Palerme niveau animation et ce n’est pas plus mal !

Le soleil couchant chauffe encore bien à cette heure ci.

Nous découvrons une partie de la plage de Trapani qui ne donne pas vraiment envie de s’y baigner : le sol est recouvert d’algues séchées, et est jonché de gravats…

Trapani beach

Nous revenons vers le centre, il est toujours aussi compliqué d’y marcher en tant que piétons, vu qu’il n’y a pas vraiment de trottoirs dans les petits axes de la ville…

La cathédrale de la ville apparaît au bout de la rue piétonne… Face au soleil couchant

Nous arriverons finalement dans le restaurant que nous avons choisi, où nous y dégusterons une des spécialité du coin : du couscous au poisson !

Et ça a été compliqué de le finir…

Demain la journée s’annonce longue, tant au niveau des arrêts/visites prévues qu’au niveau des kilomètres : nous longerons la côte vers le sud afin de rejoindre Agrigente.

A suivre…

Jour 1 : Visite piétonne de Palerme.

2h d’avion plus tard…. 15°C en plus.

 

La Sicile se dessine sous nos yeux…

Nous sommes arrivés la veille à Palerme, après 2h de vol et une bonne trentaine de minutes de shuttle de l’aéroport jusqu’à la ville (7€/personne). Assez tôt pour aller rapidement dîner histoire d’être devant la télé à 21h. Car oui, on est loin de la France, mais bon quand même. Une chance, à défaut d’avoir une WIFI capricieuse dans notre chambre, France 24 sur la télé nous a permis de voir le débat présidentiel du second tour en direct.

Quelques mots sur l’hôtel Ariston dans lequel nous logeons : contrairement à pas mal d’hôtels dans lesquels nous avons pu dormir par le passé, celui ci ne comporte qu’une petite dizaine de chambre, dans une moitié d’étage. Ça ressemble plus à une grosse guest house dans un immeuble, et le gérant très sympa nous a accueilli en Français, nous remettant par la même occasion un plan de la ville.

L’hôtel est pour le coup idéalement situé, en plein cœur de la ville, entre le Politeama Garibaldi et le teatro Massimo.

Après un bon petit déjeuner ce matin nous nous dirigeons vers le marché du quartier de Capo. En chemin nous redécouvrons le magnifique Teatro Massimo que nous avions aperçu la veille alors que la nuit commençait à tomber.

Teatro Massimo

Sous le ciel bleu, il est juste magnifique. Il s’agit d’un des plus grands théâtre d’Europe, jusqu’à 700 figurants peuvent tenir sur la scène. Mais nous ne le visiterons pas.

La vieille ville est composée de 4 quartiers, dont le centre est le carrefour dit « quatro canti » (les 4 coins) que nous découvrirons plus tard.

Le Capo est le premier de ces quartiers. Il s’y trouve un marché que nous découvrons à tâtons entre 2 rues. Les rues sont relativement étroites et nous font bien évidemment penser aux rues de Naples. Il est compliqué d’y circuler à pied lorsque les rues ne sont pas totalement piétonnes, à cause des scooters qui y roulent (trop vite) et des voitures qui sont garées un peu partout de manière totalement anarchique. Une forme de charme incompatible pour les touristes avec des enfants en bas âge.

Nous découvrons le marché où s’entremêlent odeurs d’épices et de poissons. Atypique.

Vendeurs en tout genre…

 

Et vendeurs de poissons…

Puis nous nous dirigeons vers la « Cattedrale ».

Nous découvrons l’envers…

 

Avant d’en découvrir l’endroit…

Initialement une mosquée, ce bâtiment a été maintes fois remanié avant de devenir une « Cathédrale » à proprement parler. L’entrée y est gratuite, mais pour quelques euros supplémentaires il est possible d’y visiter les tombes de 4 rois (moyennant 2€) , la crypte (moyennant 3€, qui inclus la visite des tombes) ou les toits (moyennant 5€). La crypte contient une quinzaine de tombes en pierre, dont la plus ancienne date du 11ème siècle.

La crypte

 

Certains tombeaux sont ornés de leur propriétaire dans des positions improbables…

 

Une des 4 tombes.

 

En ressortant de la « cattedrale », les immeubles méritant un bon coup de ravalement nous rappellent Naples, ville dans laquelle le quartier populaire se trouve dans le centre historique.

Nous nous dirigeons par la suite vers le Palazo Reale, monument imposant que nous ne visiterons pas.

Palazo Reale

Sous le ciel bleu sans nuage et les 21°C nous redescendons par la Via Vittorio Emanuele jusqu’au croisement des Quantro Canti.

Beaucoup de boutiques de souvenirs, assez orientées « religion »…

Ce carrefour a la particularité d’abriter 4 fontaines à chaque angle, représentant un des fleuves de la ville (dont nous n’avons pas vu la couleur), surplombé d’une statue représentant les 4 saisons, surplombé d’un roi, coiffé chacun d’une des nymphes de la ville. Rien que ça !

Compliqué de réaliser une photo permettant de bien discerner tous ces détails…

Juste à côté une belle fontaine en marbre, directement importée de Florence en 1580.

L’influence de David y est omniprésente

Un peu plus loin nous découvrons une des plus anciennes églises de l’île, la « Chiesa di santa maria dell Amiraglio » dont la coupole porte encore des signes de l’influence Byzantine.

Un peu chargé mais très lumineux à midi

Il est bon de rappeler que la Sicile a été maintes fois colonisées par plusieurs grandes civilisations, ceci expliquant la diversité culturelle et architecturale omniprésente dans tous les bâtiments que nous découvrons.

Palerme compte pas moins de 600 églises, dont certaines sont à l’abandon, et la plupart sont payantes. Nous ne les visiterons pas toutes…

Après une restauration bien méritée dans un petit restaurant de la Piazza Marina nous nous dirigeons maintenant vers le port de plaisance.

Décor atypique… Port de plaisance, port de marchandise, et montagne…

Le décor est assez original avec d’un côté des églises, de l’autre un port et en fond une montagne. Il n’y a qu’ici que l’on peut voir un tel mélange…

S’il fait bon de s’y promener par le temps qu’il fait, la ville reste cependant très bruyante et animée. Entre les scooters (dont certains roulent sans casque) qui circulent au klaxon, les voitures qui font pareil (et qui oublient de s’arrêter au feu rouge) et les Italiens qui discutent très forts entre eux, il ne faut pas venir à Palerme pour y chercher de la tranquillité… Et pourtant, au bord de l’eau nous nous reposerons quelques instants dans un petit parc publique, en contemplant la mer Méditerranée.

Pêcheur serein sur la qualité de son poisson

 

Petit parc en bord de mer, donnant sur les portes « Feline »

Le retour à l’hôtel se fait de manière un peu aléatoire, sans but précis si ce n’est de regarder les églises, le linge qui pend au balcon, les rues animées de Palerme, et les jeunes prenant le soleil sur les marches du Teatro Massimo.

Une des 600 églises… Donnant sur une place écrasée de soleil

 

Petites rues atypiques…

Demain nous irons récupérer une voiture pour la première étape de notre road trip : Trapani.

Environ 7 kilomètres pour la première journée.